choisir son purificateur d'air intérieur

Bien choisir son purificateur d’air

Selon les mesures communément acceptées, l’air que nous respirons à l’intérieur de nos maisons serait plus pollué que l’air à l’extérieur. Avec cette prise de conscience ajoutée à un besoin réel pour les personnes allergiques, les fabricants se sont penchés sur ce nouveau produit, multipliant les brevets.

La principale pollution à endiguer : les COV

L’offre pléthorique rend le choix d’un purificateur de plus en plus difficile, c’est pourquoi il convient d’être attentif à plusieurs critères avant l’achat de ce type d’appareil. Le but recherché réside dans la filtration des COV.

Évidemment, le produit parfait n’existe pas, ce qui porte à considérer les points forts et les points faibles de chaque purificateur d’air intérieur. Ces appareils sont généralement constitués d’un filtre à changer, puis d’un système plus ou moins sophistiqué. Par exemple, certains comportent un ionisateur, ou un humidificateur. D’autres éliminent en plus les mauvaises odeurs.

Le choix dépend de la surface à protéger, du bruit et de la consommation électrique, outre la fonction de l’appareil.

Les technologies de filtration de l’air

Les systèmes de filtration : 4 ou 2. Les modèles à deux niveaux de filtration fonctionnent avec un filtre à charbon et un filtre HEPA (High Efficiency Particulate Air filter). Les modèles à quatre niveaux sont équipés d’un pré-filtre, d’un filtre à charbon, d’un filtre anti-microbien et d’un filtre à plasma.

Il existe des technologies différentes, cumulées sur certains modèles (purificateur actif ou passif) :

  • La filtration qui retient les particules dans l’appareil -coût élevé d’entretien-
  • La ionisation -efficacité sujette à caution-
  • Le plasma -variante récente de la ionisation-
  • La combustion -le plus gourmand en énergie-
  • La photocatalyse -action simultanée d’une source lumineuse et de la destruction des polluants par oxydation.

Les filtres doivent être remplacés ou bien lavés, solution plus économique.

Les dangers des mauvais filtres à air

Dans la vaste gamme de ces articles destinés à rendre l’air plus sain dans nos maisons, il faut se méfier des appareils dégageant de l’ozone au lieu de purifier l’air. Certains appareils destinés à filtrer l’air émettent des polluants, COV, nano particules…c’est ce que nous révèle une étude de l’ANSES parue en octobre 2017. Par ailleurs, les filtres à charbon actif et à décomposition présentent un risque sanitaire en générant une pollution supérieure à celle qu’ils sont censés combattre.
L’association de consommateurs UFC met en garde contre les procédés de ionisation et la photocatalyse, utilisés par des appareils à usage professionnel et dont l’application sur des appareils grand public n’a pas été approuvée. Par contre, les purificateurs d’air fonctionnant sur le principe de filtration passive ne semblent pas présenter de danger pour la santé. L’article n’est accessible qu’aux abonnés mais il est aussi cité dans cet intéressant dossier de lesnumeriques.com.

N’oublions pas que le geste simple d’aérer en ouvrant ses fenêtres fait partie des bons réflexes, sachant que l’air de l’extérieur est toujours moins pollué, à condition de le faire tôt le matin et tard le soir. Certaines associations de plantes vertes peuvent aussi contribuer à assainir son air intérieur.

 

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