pollution ondes électromagnétiques

Pollution électromagnétique

Cette forme de pollution est générée par les ondes produites par nos appareils domestiques. Les appareils électriques que nous utilisons dégagent des ondes à la fois électriques et magnétiques. La fréquence des ces ondes est mesurée en Hertz. Tout appareil électrique, mais aussi tout fil électrique, dégage une fréquence de 50 Hertz dans son environnement : radio-réveils, chaînes Hifi, réfrigérateur, etc.

Une pollution réglementée de longue date

Une première loi limitant l’utilisation des ordinateurs en milieu professionnel a été votée dès mai 1991 suite aux premières constatations des effets nocifs sur la santé. La norme TCO s’appliquant aux écrans d’ordinateur garantit une sécurité, à condition de respecter une distance de 50 cm du visage, et un branchement à une prise de terre.

Depuis, on a relevé des niveaux bien supérieurs dégagés par les fours à micro-ondes ainsi que les téléphones mobiles (mais aussi le téléphone sans fil !). Il n’est plus question de Hertz mais de Gigahertz. Par exemple les fours micro-ondes dégagent une fréquence de 2,45 milliards de Hertz, soit 2,45 GHz, correspondant à une longueur d’onde de 12 cm (source Association Française de Bio-Energétique).

Une pollution très présente dans nos environnements

Un appareil électrique branché émet des ondes électromagnétiques à basse fréquence même éteint, et des champs à haute fréquence quand il est allumé. Ces champs à haute fréquence permettent à nos appareils de communiquer entre eux (ex : le routeur wifi, le Bluetooth, la console de jeux). Les radiofréquences, appelées communément ondes électromagnétiques, se multiplient avec les objets connectés.

Ces ondes électromagnétiques proviennent également des antennes-relais de téléphonie mobile présentent à l’extérieur de sa maison et des “hotspots wifi” dans les lieux publics. Ainsi, dehors, on est exposé aux ondes électromagnétiques émises par les portiques de sécurité dans les grandes surfaces et les aéroports, ainsi que les terminaux de paiement sans fil, sans oublier les lignes à haute tension.

Un impact mesurable sur la santé publique

Certaines personnes sont plus sensibles à cette pollution qui provoque des troubles parfois graves, pour preuve les assureurs n’assurent plus ce risque sur la santé depuis 1997, alors que les effets néfastes demeurent contestés par les fabricants comme les opérateurs de téléphonie mobile. En particulier, les porteurs d’implants métalliques, prothèses et appareils médicaux doivent éviter l’exposition à ces ondes. Les femmes sont plus sensibles que les hommes, ainsi que les jeunes enfants dont le cerveau est en cours de formation. Les appareils de surveillance de leur chambre (“babyphone” ou écoute-bébé) doivent être disposés à plus de 1 m du lit, et le transformateur à plus de 90 cm.

De nouvelles maladies

L’électro hypersensibilité est une maladie reconnue par l’OMS ; les troubles constatés concernent la concentration, le sommeil et l’humeur. C’est pourquoi les jeunes actuels, les plus grands utilisateurs de téléphonie mobile, connaissent plus fréquemment que les générations précédentes, des difficultés scolaires. En effet, les CEM affectent la capacité de la mémoire, et par conséquent l’apprentissage.
L’ADN des spermatozoïdes est altéré, sans oublier les effets sur le cerveau : maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer), cancer (gliome) mais aussi du nerf acoustique (neurinome). Le CIRC, branche de l’OMS, a classé les ondes des téléphones mobiles dans la catégorie “2B”, de même que le plomb et le pesticide DDT, c’est-à-dire “probablement cancérigènes”. De nos jours, c’est la généralisation de la téléphonie mobile la principale source de préoccupation. Les fabricants sont tenus de mentionner le DAS (Débit d’Absorption Spécifique) sur le mode d’emploi des appareils, limité à 2 W/kg pour un adulte. En effet, l’absorption par le cerveau des enfants est nettement supérieure : 4,49 W/kg chez un enfant de 5 ans et 3,21 W/kg chez un enfant de 10 ans.

En France l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) a mission de faire respecter les valeurs limites d’exposition au public depuis 2004.

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